JEAN MOULIN.
61 logements - Chennevières-sur-Marne 94
Lieu : 1 rue Jean Moulin 94430 Chennevières-sur-Marne
MOA : GROUPE PIERREVAL
MOE : Atelier Lancelin architectes
Programme : 61 logements collectifs
Date : DCE 2025
Phase : Mission complète
SDP : 3554 m²
Montant des travaux HT : 6 M€

Opération de 43 logements en accession et 18 logements sociaux sur une parcelle complexe, formant éperon et futur signal urbain à l’entrée d’un nouveau quartier de 400 logements.
Dans ce quartier en devenir, résolument végétal et urbain, le projet privilégiera une implantation parallèle à la voirie, de manière à créer un front bâti, propre à une composition plus urbaine et à souligner l’axe de la nouvelle voirie de desserte.S’intégrant dans une opération de renouvellement urbain à plus large échelle la voie, requalifiée, deviendra un axe de circulation structurant du nouveau quartier.
La parcelle, de forme triangulaire et présentant une façade sur rue longue de près de 70m, permet une proposition d’un bâti de forme très allongée. Cette disposition présente plusieurs avantages :
- Elle permet de concentrer les espaces verts du projet en un ensemble écologiquement cohérent plutôt que d‘offrir un mitage d’espaces verts résiduels.
- Elle permet la mise en œuvre de bâtiments de faible épaisseur (8.60m, 10m, 12.50m, 15.50 m)
- Permet une orientation de la totalité des appartements vers l’est, l’ouest et le sud et génère des appartements traversants ou double orientés.
- Permet de travailler la pointe du bâtiment en signal d’entrée et de créer une proue urbaine.
Conçu comme un bâtiment de très faible épaisseur, offrant une quasi-totalité de logements traversants et multipliant les orientations.Cette implantation prendra également en compte les éléments urbains existants. Ainsi, sera mis en œuvre un épannelage tant en plan qu’en volume pour venir se raccrocher au volume bâti de la parcelle AO 4. S’il est avantageux d’utiliser toute la longueur de la parcelle, le linéaire important de façade ainsi généré nécessite un traitement architectural approprié. Ainsi, la façade sur rue est scindée en quatre volumes.
L’architecture du bâtiment se trouve ainsi largement verticalisée, et développe ainsi une succession de quatre bâtiments distincts.
Chaque habitant peut s’approprier sa part de projet et s’identifier à son bâtiment, à son appartement. Cet étirement et ce séquençage du projet permettent également d’influer sur le mode de vie intérieur des logements. Grâce aux deux entrées distinctes, 5 ou 6 logements maximum sont distribués par paliers, gage de qualité de vie et d’intimité tandis que les circulations horizontales sont éclairées naturellement. Le retrait du bat B permet des ouvertures de baies sur les façades latérales, mettant en exergue le principe de bâtiments indépendants. L’application du PLU entraine une forme urbaine plutôt heureuse, donnant à l’échelle piétonne, l’impression d’un bâtiment en R+3
Concernant les matériaux mis en œuvre on retrouve :
– Une volonté de dissociation du traitement des façades du corps de bâtiment et des attiques vient souligner cette perception.
– La mise en œuvre d’un enduit matricé, de deux teintes, apporte une vibration des façades, et vient souligner des éléments architecturaux du projet.
– Les angles des attiques sont adoucis et incurvés, apportant une identité propre au projet.
– Les larges terrasses, aménagées au R+4, reçoivent des jardinières formant garde-corps épais et offrent un volume de terre beaucoup plus conséquent, garant de la pérennité des plantations, et permettant un Développement important des végétaux, qui participent ainsi à la lecture de façade.
Ces garde-corps épais, participent également à la limitation des vues vers les espaces privatifs aux étages inférieurs.
L’importance du traitement paysager et environnemental du projet présente une importance fondamentale pour sa bonne intégration, sa mise en valeur, et sa pérennité. Ainsi :
Le parti pris a été de ne pas développer de rampe extérieure ni de stationnement en surface, mais de tout concentrer dans le volume du bâti pour libérer un maximum d’espaces libres et d’espaces verts.
Conservation de la pleine terre sur la pointe, ainsi que sur la limite avec la parcelle du lycée permet la conservation, la mise en valeur et le renforcement quantitatif et qualitatif de la trame arbustive dense, existante entre les deux parcelles.
La mise en relation des principaux espaces de pleine terre des deux parcelles renforcera la qualité écologique de celle-ci, plutôt qu’avec la mise en œuvre d’espaces verts morcelés. L’implantation du projet ne se fait pas uniquement à la parcelle mais s’inscrit ainsi dans un espace plus vaste.
A ce jour zone peu dense, marquée par une présence importante du végétal. Notre volonté est ici de proposer un projet doux et végétal. L’importance du traitement arboré en bordure de voie et sur les terrasses participera à la bonne intégration du projet à son environnement.

